Saturday, November 15, 2014
Scoop : la reverb / vibrato de Analog Outfitters
Je vous avais déjà parlé de l'incroyable ampli Sarge de la marque américaine Analog Outfitters, et ces spécialistes de la résurrection de pièces d'orgues Hammond ont encore frappé, et pas à moitié ! Voici donc, en exclusivité mondiale, le produit qu'ils vont présenter au NAMM d'hiver en janvier 2015. Il s'agit d'une reverb et d'un vibrato (variation cyclique de hauteur, par rapport au tremolo qui fait varier le volume) entièrement mécaniques regroupés dans la même boîte. Le principe est unique : ils sont partis du Scanner de vibrato des orgues Hammond, c'est-à-dire cette pièce-là, et c'est une moteur qui contrôle la vitesse du vibrato ! Avec en plus la possibilité de brancher une pédale d'expression... C'est un outil unique en son genre, et même s'il n'a pas encore de nom et que ça n'est qu'un prototype, ça fait déjà très envie. Les seuls outils qui s'en rapprochent sont la Victoria Reverberato (reverb et vibrato style Fender brownface) et la SurfBox Soldano (reverb, tremolo et vibrato). Les deux n'étant plus fabriqués, l'arrivée de cette merveille de chez Analog est en soi une excellente nouvelle. Autant vous dire que j'ai bien hâte d'écouter tout ça...
Wednesday, November 12, 2014
Fantasme 161 - Epiphone Zephyr Deluxe Regent de 1949
http://www.umanovguitars.com/store/item/1949-epiphone-zephyr-deluxe-regent/
Epiphone avait beau être le sommet de la lutherie de guitares jazz, ça ne les a pas empêché de laisser leur bon goût de côté et de fabriquer cette bizarrerie qui donne l'impression qu'une belle Gibson type L-5 s'est tapée une Harmony Rocket un soir de beuverie et a eu le rejeton que vous voyez ici... D'un côté il y a la belle table, le beau sunburst, l'incrustation de tête et la nacre sur le manche, d'autre part il y a ces micros improbables aux pourtours énormes, ces boutons sortis tout droit d'une cuisine d'époque, et un voyant rouge sur la plaque de protection, comme celui qui montre que votre ampli Fender est allumé, sauf qu'ici il ne s'allume pas. Improbable, donc indispensable.
Epiphone avait beau être le sommet de la lutherie de guitares jazz, ça ne les a pas empêché de laisser leur bon goût de côté et de fabriquer cette bizarrerie qui donne l'impression qu'une belle Gibson type L-5 s'est tapée une Harmony Rocket un soir de beuverie et a eu le rejeton que vous voyez ici... D'un côté il y a la belle table, le beau sunburst, l'incrustation de tête et la nacre sur le manche, d'autre part il y a ces micros improbables aux pourtours énormes, ces boutons sortis tout droit d'une cuisine d'époque, et un voyant rouge sur la plaque de protection, comme celui qui montre que votre ampli Fender est allumé, sauf qu'ici il ne s'allume pas. Improbable, donc indispensable.
Tuesday, November 4, 2014
L'Univbe ultime ?
L'Univibe fait partie de ces effets fascinants en cela que même si très peu d'entre nous ont eu l'occasion de jouer sur une pédale japonaise originale des années 60/70, nous avons tous une idée très précise de notre Vibe idéale, largement dérivée d'écoutes intensives des maîtres du genre (Hendrix of course, Pink Floyd, Robin Trower). Parmi les critères habituels de chaleur, d'épaisseur et de grain, on trouve aussi des exigences plus bizarres comme le côté sirupeux, le côté chocolaté, bref on touche autant à la cuisine qu'à la guitare. Et les fabricants de pédales boutiques se battent dans leur quête de la recette ultime. Parmi ces classiques modernes, on trouve la Deja Vibe Fulltone, la MojoVibe de Sweet Sound, la Vibe Unit de Prescription Electronics... Parmi ces montres qui occupent la place de deux MXR et demi sur votre board, une pédale compacte tire son épingle du jeu et fait de plus en plus parler d'elle : la Vibe Machine de DryBell. Nous vous avions déjà parlé de cette compagnie croate dans un article datant de 2012 (c'est vous dire à quel point nous sommes au top de l'actu), et le principe est simple : ils fabriquent une pédale, la Vibe Machine, et l'améliorent en permanence. Pour en savoir plus sur cet OVNI, nous avons interviewé Zvonch, le patron de DryBell.
Quelle a été ton expérience avant de monter DryBell ?
J'ai toujours été intéressé par la mécanique et l'ingénierie électrique. Quand j'ai commencé à jouer de la guitare au lycée (essentiellement pour draguer les filles), j'ai tout de suite adoré le fait d'explorer les amplis et effets. Je jouais dans un groupe de reprises rock n' roll, et j'ai eu un diplôme en ingénierie électrique. Après ça, j'ai travaillé dans le secteur R&D (recherche et développement) d'une petite société, il y avait plein de choses intéressantes à faire... J'ai ensuite travaillé pendant six ans chez Koncar, à concevoir des circuits imprimés pour les trains, les centrales électriques, les systèmes de sécurité... Je m'y suis imprégné de l'expérience et des connaissances de mes collègues. C'était une partie importante de ma vie avant que je ne monte DryBell, armé de mon expérience et de mon enthousiasme. Mes amis et mes famille m'ont beaucoup aidé lorsque j'ai décidé de monter ma propre entreprise.
Combien de temps le développement de la Vibe Machine a-t-il pris ?
Ce développement ne s'arrête jamais ! Le développement initial a pris environ deux ans et demi. Si tu prends en compte le fait qu'à l'époque je travaillais en même temps pour une autre boîte, je dormais à peu près cinq heures par nuit...
Pourquoi n'avoir lancé qu'une seule pédale sur le marché ?
Je sais que les gens nous voient comme une marque qui ne fait qu'une seule pédale, mais ça n'est pas le cas. Nous voulons proposer une des meilleures pédales d'Univibe au monde, mais en parrallèle nous construisons notre marque, nous développons notre espace de travail, nous employons les bonnes personnes, nous étendons notre réseau de revendeurs, tout en apprenant et en nous amusant. Tout cela prend du temps. Quand nous serons prêts, nous sortirons une nouvelle pédale.
Pourquoi avoir choisi l'Univibe ?
J'ai toujours rêvé d'avoir ma marque de pédales, mais je n'ai jamais su par laquelle commencer. J'ai toujours adoré Hendrix et Pink Floyd, et quand j'ai rencontré mon ami Kruno (ancien guitariste du groupe de rock le plus célèbre de Croatie, Majke) il m'a demandé de lui faire une bonne pédale de Vibe. C'est comme ça que le voyage a commencé, puis j'ai réalisé que ça n'était pas du tout une tâche aisée !
Le changement de photocellule sur la deuxième version de la Vibe Machine donne-t-il une si grosse différence de son ?
Tout dépend de comment tu l'envisages. En général, la Vibe Machine change et évolue tous les ans. Les pédales pédales n'étaient pas aussi organiques et n'avaient pas ce chorus subtil, mais elles étaient bonnes, presque autant que les meilleures de l'époque. Les pédales différaient légèrement d'un exemplaire à l'autre (ce que est normal, c'est le cas pour tous les fabricants de Vibe) mais aujourd'hui elles sont presque identiques. Les retours pour la version 1 ont été positifs à 100%, et nous sommes très fiers de ce que nous faisons.
Avez-vous d'autres pédales de modulation en projet ?
Nous avons de grands projets ! Tout cela va être très intéressant, restez à l'écoute...
En guise d'épilogue, je propose cet extrait sonore dans lequel je compare une DryBell Vibe Machine à une Sweet Sound Mojo Vibe sur le même système. Les deux sons sont évidemment assez proches, la principale différence est que la Mojo est un peu plus sombre et épaisse tandis que la Vibe est plus brillante et perce donc mieux dans le cadre d'un groupe et sur scène. à vous de décider !
https://soundcloud.com/julienbitoun/comparatif-univibe
Quelle a été ton expérience avant de monter DryBell ?
J'ai toujours été intéressé par la mécanique et l'ingénierie électrique. Quand j'ai commencé à jouer de la guitare au lycée (essentiellement pour draguer les filles), j'ai tout de suite adoré le fait d'explorer les amplis et effets. Je jouais dans un groupe de reprises rock n' roll, et j'ai eu un diplôme en ingénierie électrique. Après ça, j'ai travaillé dans le secteur R&D (recherche et développement) d'une petite société, il y avait plein de choses intéressantes à faire... J'ai ensuite travaillé pendant six ans chez Koncar, à concevoir des circuits imprimés pour les trains, les centrales électriques, les systèmes de sécurité... Je m'y suis imprégné de l'expérience et des connaissances de mes collègues. C'était une partie importante de ma vie avant que je ne monte DryBell, armé de mon expérience et de mon enthousiasme. Mes amis et mes famille m'ont beaucoup aidé lorsque j'ai décidé de monter ma propre entreprise.
Combien de temps le développement de la Vibe Machine a-t-il pris ?
Ce développement ne s'arrête jamais ! Le développement initial a pris environ deux ans et demi. Si tu prends en compte le fait qu'à l'époque je travaillais en même temps pour une autre boîte, je dormais à peu près cinq heures par nuit...
Pourquoi n'avoir lancé qu'une seule pédale sur le marché ?
Je sais que les gens nous voient comme une marque qui ne fait qu'une seule pédale, mais ça n'est pas le cas. Nous voulons proposer une des meilleures pédales d'Univibe au monde, mais en parrallèle nous construisons notre marque, nous développons notre espace de travail, nous employons les bonnes personnes, nous étendons notre réseau de revendeurs, tout en apprenant et en nous amusant. Tout cela prend du temps. Quand nous serons prêts, nous sortirons une nouvelle pédale.
Pourquoi avoir choisi l'Univibe ?
J'ai toujours rêvé d'avoir ma marque de pédales, mais je n'ai jamais su par laquelle commencer. J'ai toujours adoré Hendrix et Pink Floyd, et quand j'ai rencontré mon ami Kruno (ancien guitariste du groupe de rock le plus célèbre de Croatie, Majke) il m'a demandé de lui faire une bonne pédale de Vibe. C'est comme ça que le voyage a commencé, puis j'ai réalisé que ça n'était pas du tout une tâche aisée !
Le changement de photocellule sur la deuxième version de la Vibe Machine donne-t-il une si grosse différence de son ?
Tout dépend de comment tu l'envisages. En général, la Vibe Machine change et évolue tous les ans. Les pédales pédales n'étaient pas aussi organiques et n'avaient pas ce chorus subtil, mais elles étaient bonnes, presque autant que les meilleures de l'époque. Les pédales différaient légèrement d'un exemplaire à l'autre (ce que est normal, c'est le cas pour tous les fabricants de Vibe) mais aujourd'hui elles sont presque identiques. Les retours pour la version 1 ont été positifs à 100%, et nous sommes très fiers de ce que nous faisons.
Avez-vous d'autres pédales de modulation en projet ?
Nous avons de grands projets ! Tout cela va être très intéressant, restez à l'écoute...
En guise d'épilogue, je propose cet extrait sonore dans lequel je compare une DryBell Vibe Machine à une Sweet Sound Mojo Vibe sur le même système. Les deux sons sont évidemment assez proches, la principale différence est que la Mojo est un peu plus sombre et épaisse tandis que la Vibe est plus brillante et perce donc mieux dans le cadre d'un groupe et sur scène. à vous de décider !
https://soundcloud.com/julienbitoun/comparatif-univibe
Saturday, November 1, 2014
Fantasme 160 - Gibson Flying V Pelham Blue
http://www.rainbowguitars.com/guitar/gibson-custom-shop/benchmark-collection-2014-limited-run-1959-flying-v-pelham-blue/dsmvbmvcgh1282/gb
Le principe de base est très clair : n'importe quel modèle de Gibson en Pelham Blue et je craque ! Cette couleur est superbe et elle m'a toujours paru plus "classe", plus "spéciale" chez Gibson que chez Fender. Chez Fender, les guitares sont comme des voitures et il est donc normal d'avoir des couleurs pastels, tandis que les Gibson sont des objets d'art, et le bleu apparaît donc comme une superbe anomalie. Ajoutez à ça le design incroyable de la Flying V avec le très gros logo de tête, l'accastillage doré et les trois boutons en ligne, et vous obtenez une gratte qui évoque immédiatement cette question existentielle : quelle tenue vais-je pouvoir mettre avec sur scène ?
Le principe de base est très clair : n'importe quel modèle de Gibson en Pelham Blue et je craque ! Cette couleur est superbe et elle m'a toujours paru plus "classe", plus "spéciale" chez Gibson que chez Fender. Chez Fender, les guitares sont comme des voitures et il est donc normal d'avoir des couleurs pastels, tandis que les Gibson sont des objets d'art, et le bleu apparaît donc comme une superbe anomalie. Ajoutez à ça le design incroyable de la Flying V avec le très gros logo de tête, l'accastillage doré et les trois boutons en ligne, et vous obtenez une gratte qui évoque immédiatement cette question existentielle : quelle tenue vais-je pouvoir mettre avec sur scène ?
Thursday, October 30, 2014
Obsédé de Elvis Costello
Ma vie est fantastique : j'étais au concert d'Elvis Costello le 20 Octobre à l'Olympia, et c'était absolument grandiose. Le post-punk reconverti dans l'Americana s'est prêté à l'exercice économiquement ultra-viable de la tournée acoustique avec une grâce et une passion peu communes. Revisitant ses tubes comme ses titres plus obscurs, il s'est impliqué à fond dans chaque mot, en plus de nous faire partager des anecdotes racontées avec un talent de conteur certain. Pour ne rien gâcher, j'étais au premier rang... J'ai donc aussi pu me régaler de la collection de pelles qu'il avait déplacée à l'occasion, et autant vous dire qu'il n'a pas pris le prétexte de l'exercice acoustique comme une excuse pour ramener une D-28 et basta. Il y avait sur scène une très belle collection de Gibson vintage, et j'ai bien l'impression qu'aucune d'entre elles ne datait d'après 1965... On commence par un petit tour d'horizon de gauche à droite : une J-50 (la J-45 en finition naturelle), une Super 400 (avec micro rajouté, très probablement un DeArmond), une petite L-00, une J-160 et une autre Super 400, avec pan coupé et mini humbucker cette fois-ci.
Je n'ai pas pu les faire tenir toutes sur la même photo, mais à droite il y avait cette superbe L-00, la deuxième donc mais celle-ci est noire ! Et on peut imaginer qu'il s'agit de la préférée d'Elvis, tout simplement puisqu'il ne l'a pas faîte modifier contrairement à toutes les autres, qui ont au moins reçu un capteur au chevalet et des strap locks. La noire, il la joue assis et face à un micro style Neumann KM184... Et d'ailleurs ça sonne ! A l'opposé du spectre, il y a la J-160, qui est une Southern Jumbo avec un micro simple bobinage (type électrique donc) entre la rosace et le manche. George Harrison et John Lennon avaient chacun la sienne, d'où le statut légendaire du modèle, et Costello l'utilise comme le faisaient les deux Beatles : branchée dans un ampli électrique ! D'où les deux 65 Amps derrière, évidemment des modèles Lil' Elvis parce qu'on a sa dignité quand même... Là où ça devient carrément génial, c'est qu'il a quand même installé un capteur chevalet sur sa Gibson, et du coup il mélange le micro magnétique dans l'ampli électrique avec le micro piezo dans la table.
Et parce qu'on ne se refait pas, les deux Super 400 et la J-160 (ainsi que sa Jazzmaster signature qui passait aussi par là) sont branchées sur le pedalboard d'Elvis, que j'ai pu photographier depuis le public uniquement donc c'est parti pour le jeu de devinettes :
Dans l'ordre : une pédale en acier qui dit "Fender Vibrato" et qui est sans doute le footswitch qu'il utilisait sur un ampli Fender, et qu'il doit utiliser dans cette configuration sur l'un des amplis 65 (ou sur un Fender caché derrière ?), vient ensuite le Ravish Sitar Electro Harmonix, le TunnelWorm Mr Black (un flanger thru zero), le Eventide H9, une Jack Deville Dark Echo, un autre footswitch acier qui dit "Lil' Elvis Tremolo" (je vous explique ou ça va ?), une Mr Black Boost Tiger, puis deux pédales que je n'arrive pas à reconnaître... Une marquée "999" (ou 666 à l'envers), et l'autre est encore plus obscure ! Si vous avez des idées n'hésitez surtout pas... à l'étage inférieur, on peut reconnaître le vert pomme du Line 6 DL4, une pédale noire inconnue, la Voodoo-Vibe de Roger Mayer, la Way Huge Green Rhino et enfin la JHS Colour Box. Conclusion : Elvis est un véritable obsédé ! Non seulement il amène sa superbe collection de pédales pour un simple concert acoustique, mais en plus il a sur pedalboard des pédales sorties très récemment par des marques relativement obscures. Comme quoi il ne faut jamais arrêter de chercher...
Je n'ai pas pu les faire tenir toutes sur la même photo, mais à droite il y avait cette superbe L-00, la deuxième donc mais celle-ci est noire ! Et on peut imaginer qu'il s'agit de la préférée d'Elvis, tout simplement puisqu'il ne l'a pas faîte modifier contrairement à toutes les autres, qui ont au moins reçu un capteur au chevalet et des strap locks. La noire, il la joue assis et face à un micro style Neumann KM184... Et d'ailleurs ça sonne ! A l'opposé du spectre, il y a la J-160, qui est une Southern Jumbo avec un micro simple bobinage (type électrique donc) entre la rosace et le manche. George Harrison et John Lennon avaient chacun la sienne, d'où le statut légendaire du modèle, et Costello l'utilise comme le faisaient les deux Beatles : branchée dans un ampli électrique ! D'où les deux 65 Amps derrière, évidemment des modèles Lil' Elvis parce qu'on a sa dignité quand même... Là où ça devient carrément génial, c'est qu'il a quand même installé un capteur chevalet sur sa Gibson, et du coup il mélange le micro magnétique dans l'ampli électrique avec le micro piezo dans la table.
Et parce qu'on ne se refait pas, les deux Super 400 et la J-160 (ainsi que sa Jazzmaster signature qui passait aussi par là) sont branchées sur le pedalboard d'Elvis, que j'ai pu photographier depuis le public uniquement donc c'est parti pour le jeu de devinettes :
Dans l'ordre : une pédale en acier qui dit "Fender Vibrato" et qui est sans doute le footswitch qu'il utilisait sur un ampli Fender, et qu'il doit utiliser dans cette configuration sur l'un des amplis 65 (ou sur un Fender caché derrière ?), vient ensuite le Ravish Sitar Electro Harmonix, le TunnelWorm Mr Black (un flanger thru zero), le Eventide H9, une Jack Deville Dark Echo, un autre footswitch acier qui dit "Lil' Elvis Tremolo" (je vous explique ou ça va ?), une Mr Black Boost Tiger, puis deux pédales que je n'arrive pas à reconnaître... Une marquée "999" (ou 666 à l'envers), et l'autre est encore plus obscure ! Si vous avez des idées n'hésitez surtout pas... à l'étage inférieur, on peut reconnaître le vert pomme du Line 6 DL4, une pédale noire inconnue, la Voodoo-Vibe de Roger Mayer, la Way Huge Green Rhino et enfin la JHS Colour Box. Conclusion : Elvis est un véritable obsédé ! Non seulement il amène sa superbe collection de pédales pour un simple concert acoustique, mais en plus il a sur pedalboard des pédales sorties très récemment par des marques relativement obscures. Comme quoi il ne faut jamais arrêter de chercher...
Wednesday, October 29, 2014
Fantasme 159 - Squier Vintage Modified Antigua Jazzmaster Baritone
http://www.woodbrass.com/guitare-electrique-retro-neo-vintage-squier-by-fender-vintage-modified-baritone-jazzmaster-antigua-p183006.html
C'est un peu comme si ils avaient compilé toutes les idées bizarres survenues chez Fender depuis 1958 pour faire une sorte de "best of improbable". Déjà la forme Jazzmaster (avec en plus la grande plaque sans le circuit jazz du côté grave) à grosse tête a un côté un peu bizarre, sans le vibrato et avec une prise jack de strat on touche carrément à l'anormal, mais attendez, il y en a encore ! Finition Antigua, cet infâme caca d'oie datant de la fin des années 70, avec repères en bloc et binding de touche, bref tout y est ! Il ne manquerait plus qu'elle soit baryton... Eh bien c'est le cas, tant qu'à faire ! Oui c'est une Squier, mais ceux qui ont eu l'occasion de jouer sur les Squier de la série Vintage Modified savent à quel point ces instruments sont d'une qualité hallucinante par rapport au prix. J'en suis à une dizaine de concerts avec ma Telecaster Bass issue de cette série et je peux témoigner de sa solidité... Alors, on craque ?
C'est un peu comme si ils avaient compilé toutes les idées bizarres survenues chez Fender depuis 1958 pour faire une sorte de "best of improbable". Déjà la forme Jazzmaster (avec en plus la grande plaque sans le circuit jazz du côté grave) à grosse tête a un côté un peu bizarre, sans le vibrato et avec une prise jack de strat on touche carrément à l'anormal, mais attendez, il y en a encore ! Finition Antigua, cet infâme caca d'oie datant de la fin des années 70, avec repères en bloc et binding de touche, bref tout y est ! Il ne manquerait plus qu'elle soit baryton... Eh bien c'est le cas, tant qu'à faire ! Oui c'est une Squier, mais ceux qui ont eu l'occasion de jouer sur les Squier de la série Vintage Modified savent à quel point ces instruments sont d'une qualité hallucinante par rapport au prix. J'en suis à une dizaine de concerts avec ma Telecaster Bass issue de cette série et je peux témoigner de sa solidité... Alors, on craque ?
Friday, October 24, 2014
Coup de cœur - Analog Outfitters Sarge
Et quand je dis coup de cœur c'est gros gros gros coup de cœur...
Petite explication : Analog Outfitters est une entreprise de l'Illinois (la ville de Champaign, ça ne s'invente pas !) qui récupère des orgues Hammond vintage dont les gens se débarrassent et utilisent leurs incroyables transfos vintage pour faire des amplis qui tuent. Évidemment tous les composants sont du même acabit, et leurs têtes sont dans des boîtes récupérées, en l’occurrence du matériel de chimie pour la boîte en fer du Sarge, et un panneau style plaque d'immatriculation pour les contrôles.
Le Sarge est le premier ampli conçu par AO, et résume très bien la philosophie de l'entreprise : récup, simple et efficace. Il s'agit d'une tête 15 watts au circuit inspiré du Fender Deluxe mais les lampes de puissance dont deux EL84 (plutôt que les 6V6 habituelles sur le Deluxe, les EL84 c'est Vox mais aussi les Fender Pro Junior et Blues Junior). Trois contrôles seulement (un gros volume, deux plus petits pour graves et aigus), deux interrupteurs (un on/off et un standby), une sortie HP, une entrée pour l'alim et c'est fini ! Quand ça sonne, il ne faut pas chercher plus loin...
D'entrée, la boîte métallique qui s'ouvre sur le circuit apparent, ça donne envie de jouer tellement c'est beau. On ne le dira jamais assez, du beau matos c'est important aussi puisque ça donne envie de mieux jouer, et de jouer plus souvent ! Le truc, c'est que le Sarge n'est pas que beau. Nous sommes tous sensibles aux compliments sur nos jouets, et je n'ai jamais eu autant de remarques positives qu'en jouant cet ampli, successivement de la part d'un vendeur de magasin, d'un ami bassiste et d'un ingé son en concert. Le verdict est unanime : il s'agit d'un des meilleurs amplis qu'ils ont entendu, point barre. De mon côté je dois bien avouer que le Sarge dépasse de la tête et des épaules les autres amplis que je tiens comme référence (Tweed Deluxe sous toutes ses formes, Pro Junior et Princeton blackface), et il représente l'étape ultime dans la quête du "le son de ma guitare mais en plus fort et plus beau". Le Sarge est ultra sensible aux nuances de jeu et restitue parfaitement les caractéristiques de l'instrument qu'on y branche. Pour autant il n'est pas neutre : il a le grain spongieux des Fender tweed, mais ne s'écrase pas autant et présente donc un mélange idéal avec le brillant des Fender blackface. Selon le niveau de sortie des micros et l'intensité de l'attaque, il crunche à partir de 10 heures à midi au contrôle de volume, puis à partir de midi il atteint sa puissance max et on ne fait alors que rajouter du crunch. On n'arrive évidemment pas jusqu'au métal, et la palette de sons que l'on peut tirer du Sarge n'est pas gigantesque : elle dépendra en fait de la palette de guitares dont vous disposez, et de la finesse de votre jeu. Ceux qui cherchent un ampli en forme de page blanche pour brancher leurs pédales seront déçus puisque le headroom n'est pas énorme, mais les adeptes de la philosophie "une putain de gratte, deux pédales et un putain d'ampli" seront à la maison.
Personnellement, j'ai l'impression d'avoir trouvé mon ampli ultime, celui que je n'échangerais pas contre deux barils de Mir Laine et que je me vois embarquer tout le temps en studio comme sur scène (si j'ai le permis un jour bien sûr). Une sacrée réussite donc, et un parti pris philosophique qui me plaît beaucoup. Pour ne rien gâcher, la tête Sarge n'est pas proposée à un prix délirant (environ 1000 dollars, par rapport au son et à la qualité de fabrication c'est très gentil). Seul hic : elle n'est pas encore proposée en France, et acheter sans essayer c'est dur, surtout pour un ampli à la personnalité si marquée. En attendant, pour vous faire une petite idée du son de la bête, voici une jolie vidéo réalisée par Loic Caradec que je salue au passage :
http://www.dailymotion.com/video/x1zw0gp_demo-analog-outfitters-hd-720p_music
à noter que cet essai a été réalisé avec un cab fait par la marque française IT-11, et j'ai tellement flashé sur le cab aussi que je leur ai demandé de m'en réaliser un en 1x10, ma taille de prédilection. Vous vous en doutez : c'est une tuerie !
Petite explication : Analog Outfitters est une entreprise de l'Illinois (la ville de Champaign, ça ne s'invente pas !) qui récupère des orgues Hammond vintage dont les gens se débarrassent et utilisent leurs incroyables transfos vintage pour faire des amplis qui tuent. Évidemment tous les composants sont du même acabit, et leurs têtes sont dans des boîtes récupérées, en l’occurrence du matériel de chimie pour la boîte en fer du Sarge, et un panneau style plaque d'immatriculation pour les contrôles.
Le Sarge est le premier ampli conçu par AO, et résume très bien la philosophie de l'entreprise : récup, simple et efficace. Il s'agit d'une tête 15 watts au circuit inspiré du Fender Deluxe mais les lampes de puissance dont deux EL84 (plutôt que les 6V6 habituelles sur le Deluxe, les EL84 c'est Vox mais aussi les Fender Pro Junior et Blues Junior). Trois contrôles seulement (un gros volume, deux plus petits pour graves et aigus), deux interrupteurs (un on/off et un standby), une sortie HP, une entrée pour l'alim et c'est fini ! Quand ça sonne, il ne faut pas chercher plus loin...
D'entrée, la boîte métallique qui s'ouvre sur le circuit apparent, ça donne envie de jouer tellement c'est beau. On ne le dira jamais assez, du beau matos c'est important aussi puisque ça donne envie de mieux jouer, et de jouer plus souvent ! Le truc, c'est que le Sarge n'est pas que beau. Nous sommes tous sensibles aux compliments sur nos jouets, et je n'ai jamais eu autant de remarques positives qu'en jouant cet ampli, successivement de la part d'un vendeur de magasin, d'un ami bassiste et d'un ingé son en concert. Le verdict est unanime : il s'agit d'un des meilleurs amplis qu'ils ont entendu, point barre. De mon côté je dois bien avouer que le Sarge dépasse de la tête et des épaules les autres amplis que je tiens comme référence (Tweed Deluxe sous toutes ses formes, Pro Junior et Princeton blackface), et il représente l'étape ultime dans la quête du "le son de ma guitare mais en plus fort et plus beau". Le Sarge est ultra sensible aux nuances de jeu et restitue parfaitement les caractéristiques de l'instrument qu'on y branche. Pour autant il n'est pas neutre : il a le grain spongieux des Fender tweed, mais ne s'écrase pas autant et présente donc un mélange idéal avec le brillant des Fender blackface. Selon le niveau de sortie des micros et l'intensité de l'attaque, il crunche à partir de 10 heures à midi au contrôle de volume, puis à partir de midi il atteint sa puissance max et on ne fait alors que rajouter du crunch. On n'arrive évidemment pas jusqu'au métal, et la palette de sons que l'on peut tirer du Sarge n'est pas gigantesque : elle dépendra en fait de la palette de guitares dont vous disposez, et de la finesse de votre jeu. Ceux qui cherchent un ampli en forme de page blanche pour brancher leurs pédales seront déçus puisque le headroom n'est pas énorme, mais les adeptes de la philosophie "une putain de gratte, deux pédales et un putain d'ampli" seront à la maison.
Personnellement, j'ai l'impression d'avoir trouvé mon ampli ultime, celui que je n'échangerais pas contre deux barils de Mir Laine et que je me vois embarquer tout le temps en studio comme sur scène (si j'ai le permis un jour bien sûr). Une sacrée réussite donc, et un parti pris philosophique qui me plaît beaucoup. Pour ne rien gâcher, la tête Sarge n'est pas proposée à un prix délirant (environ 1000 dollars, par rapport au son et à la qualité de fabrication c'est très gentil). Seul hic : elle n'est pas encore proposée en France, et acheter sans essayer c'est dur, surtout pour un ampli à la personnalité si marquée. En attendant, pour vous faire une petite idée du son de la bête, voici une jolie vidéo réalisée par Loic Caradec que je salue au passage :
http://www.dailymotion.com/video/x1zw0gp_demo-analog-outfitters-hd-720p_music
à noter que cet essai a été réalisé avec un cab fait par la marque française IT-11, et j'ai tellement flashé sur le cab aussi que je leur ai demandé de m'en réaliser un en 1x10, ma taille de prédilection. Vous vous en doutez : c'est une tuerie !
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