http://www.rainbowguitars.com/guitar/gretsch/masterbuilt-white-penguin-double-cutaway-custom-shop/9252002437/fe
Comme une petite envie de Gretsch ? Ne bougez pas, il y a ça ! La White Penguin à deux cutaways est un peu comme le dahu : tout le monde la connaît, et personne ne l'a vue, malgré ce que certains frimeurs aimeraient nous faire croire... Les instruments originaux ont existé en tellement peu d'exemplaires que la chance de tomber sur l'un d'eux est à peu près équivalente à la fameuse aiguille dans une botte de guitares vintage. D'où l'intérêt de cette recréation par la Custom Shop Gretsch : elle n'est pas parfaite avec sa forme de corps façon Malcolm Young et sa tête démesurée ? Il se trouve que celle-là est vendue, mais il y a bien un moment où ils en feront une autre...
Wednesday, March 26, 2014
Friday, March 21, 2014
Bouquin : Sunburst (Tony Bacon)
Je vous avais déjà parlé du bouquin Beauty Of The Burst (ICI), mais le sujet de la Les Paul Standard Sunburst n'a pas fini de faire couler de l'encre... Ce nouveau bouquin de l'éminent spécialiste Tony Bacon propose une approche plus historique du sujet, et surtout tente d'expliquer l'engouement autour de ce modèle.
Pour mémoire, la Les Paul Standard est introduite en 1958 avec ses humbuckers P.A.F. et surtout sa nouvelle finition sunburst (jusque là, les Les Paul étaient finies en Goldtop). Faute de succès, elle finit par être remplacée par la SG à la fin de l'année 1960. Les 1450 modèles qui ont été produits entre temps vont devenir l'arme de prédilection des rock stars, et s'échangent à l'heure actuelle contre des prix qui laissent rêveur (il n'est pas inhabituel d'en voir passer à 200 000 dollars).
Dans ce très beau bouquin, Bacon revient sur les modèles des musiciens qui ont rendu la Burst légendaire : Clapton, Page, Peter Green, Paul Kossoff et quelques autres. Il détaille des transactions, et l'on apprend au passage que Rick Nielsen (Cheap Trick) a vendu une sunburst à Jeff Beck mais aussi une sunburst gaucher à McCartney ! Il y parle aussi de l'instinct du collectionneur, et du danger des faux modèles qui ne manquent pas de circuler lorsque de telles sommes d'argent sont en jeu. D'où l'excellente blague : 1450 exemplaires de Les Paul Standard ont été fabriqués, mais seulement 2000 sont encore en circulation à l'heure actuelle !
Enfin, il revient aussi sur la politique commerciale douteuse de Gibson, qui a mis une trentaine d'année avant de comprendre qu'ils devaient rééditer le modèle à l'identique pour satisfaire la demande des guitaristes du monde entier... Le tout est illustré de superbes photos, et permet de comprendre à quel point cet instrument fait l'objet d'un microcosme à part entière.
http://www.amazon.fr/Sunburst-Gibson-Became-Legendary-Guitar/dp/161713466X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1395326988&sr=8-1&keywords=sunburst+tony+bacon
Pour mémoire, la Les Paul Standard est introduite en 1958 avec ses humbuckers P.A.F. et surtout sa nouvelle finition sunburst (jusque là, les Les Paul étaient finies en Goldtop). Faute de succès, elle finit par être remplacée par la SG à la fin de l'année 1960. Les 1450 modèles qui ont été produits entre temps vont devenir l'arme de prédilection des rock stars, et s'échangent à l'heure actuelle contre des prix qui laissent rêveur (il n'est pas inhabituel d'en voir passer à 200 000 dollars).
Dans ce très beau bouquin, Bacon revient sur les modèles des musiciens qui ont rendu la Burst légendaire : Clapton, Page, Peter Green, Paul Kossoff et quelques autres. Il détaille des transactions, et l'on apprend au passage que Rick Nielsen (Cheap Trick) a vendu une sunburst à Jeff Beck mais aussi une sunburst gaucher à McCartney ! Il y parle aussi de l'instinct du collectionneur, et du danger des faux modèles qui ne manquent pas de circuler lorsque de telles sommes d'argent sont en jeu. D'où l'excellente blague : 1450 exemplaires de Les Paul Standard ont été fabriqués, mais seulement 2000 sont encore en circulation à l'heure actuelle !
Enfin, il revient aussi sur la politique commerciale douteuse de Gibson, qui a mis une trentaine d'année avant de comprendre qu'ils devaient rééditer le modèle à l'identique pour satisfaire la demande des guitaristes du monde entier... Le tout est illustré de superbes photos, et permet de comprendre à quel point cet instrument fait l'objet d'un microcosme à part entière.
http://www.amazon.fr/Sunburst-Gibson-Became-Legendary-Guitar/dp/161713466X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1395326988&sr=8-1&keywords=sunburst+tony+bacon
Thursday, March 20, 2014
Fantasme 143 - Fender Musicmaster 1975
http://umanovguitars.com/store/item/1975-fender-musicmaster/
Celle-ci, c'est la guitare anti collectionneur par excellence : c'est un modèle à l'origine conçu pour les débutants qui n'a jamais vraiment eu la côte, cet exemplaire là n'est pas un état spectaculaire et en plus il date d'une année considérée comme un des millésimes les moins désirables chez Fender, 1975. Vous vous doutez bien que l'alliance de corps asymétrique façon Jaguar anorexique et du micro unique (que l'on ne voit même pas avec son capot noir sur plaque noir) m'a plus que séduit, et puis les pontets crus style Telecaster du pauvre, ça vraiment son charme aussi... Il ne manquerait plus que des gros boutons funs sur une plaque miroir... Ils y ont ? Bon ben c'est parti alors...
Celle-ci, c'est la guitare anti collectionneur par excellence : c'est un modèle à l'origine conçu pour les débutants qui n'a jamais vraiment eu la côte, cet exemplaire là n'est pas un état spectaculaire et en plus il date d'une année considérée comme un des millésimes les moins désirables chez Fender, 1975. Vous vous doutez bien que l'alliance de corps asymétrique façon Jaguar anorexique et du micro unique (que l'on ne voit même pas avec son capot noir sur plaque noir) m'a plus que séduit, et puis les pontets crus style Telecaster du pauvre, ça vraiment son charme aussi... Il ne manquerait plus que des gros boutons funs sur une plaque miroir... Ils y ont ? Bon ben c'est parti alors...
Thursday, March 6, 2014
Bouquin - Inventing The American Guitar
Lorsqu'un amoureux de guitare parle de Martin, il y a neuf chances sur dix qu'il évoque la période de l'entre-deux guerres avec une larme à l’œil, allant jusqu'à utiliser des termes aussi laudatifs que "Golden Era" (l'ère dorée). S'il est vrai que les instruments fabriqués par la marque américaine entre 1930 et 1940 représentent une certaine forme de perfection (ce qui se traduit par des prix hallucinants sur le marche du vintage), il ne faut pas oublier qu'à l'époque Martin existait déjà depuis une centaine d'années.
Quid de cette préhistoire martinienne ? Jusqu'ici, nous avions droit à un sous-chapitre dans certains bouquins pour évacuer cette partie pourtant cruciale du développement de notre instrument. Mais ça c'était avant. Grâce au travail de supervision de Robert Shaw et Peter Szego, voici venir le bouquin ultime sur le sujet : "Inventing The American Guitar" (inventer la guitare américaine). Il compile les écrits des plus éminents spécialistes sur la jeunesse de la marque, et se focalise essentiellement sur les années 1840, l'époque à laquelle Christian Friedrich Martin et quelques autres luthiers (qui ne sont d'ailleurs pas oubliés ici) ont transformé la guitare espagnole classique en un type nouveau qui devient à lui seul le symbole de l'Amérique.
Le bouquin lui-même est superbe (papier glacé à tous les étages, gros format qui donne envie de se perdre dedans avec un vinyle qui tourne sur la platine), et on peut tout à fait le lire de deux manières : soit se plonger vraiment dans les articles qui sont ultra pointus, soit voleter d'une image à l'autre et profiter de la qualité des photos de ces guitares qui pour la plupart sont vues ici pour la première fois. On découvre des designs bizarres (comme cette tête à six mécaniques en ligne qui est reproduite sur la couverte) qui feraient de magnifiques répliques Custom Shop, et beaucoup de designs qui annoncent de très près les instruments d'aujourd'hui, en particulier au format parlor. Source de documentation, source d'inspiration pour les luthiers aventureux, ou tout simplement source de plaisir : Inventing The American Guitar est un bon investissement dans tous les cas.
Quid de cette préhistoire martinienne ? Jusqu'ici, nous avions droit à un sous-chapitre dans certains bouquins pour évacuer cette partie pourtant cruciale du développement de notre instrument. Mais ça c'était avant. Grâce au travail de supervision de Robert Shaw et Peter Szego, voici venir le bouquin ultime sur le sujet : "Inventing The American Guitar" (inventer la guitare américaine). Il compile les écrits des plus éminents spécialistes sur la jeunesse de la marque, et se focalise essentiellement sur les années 1840, l'époque à laquelle Christian Friedrich Martin et quelques autres luthiers (qui ne sont d'ailleurs pas oubliés ici) ont transformé la guitare espagnole classique en un type nouveau qui devient à lui seul le symbole de l'Amérique.
Le bouquin lui-même est superbe (papier glacé à tous les étages, gros format qui donne envie de se perdre dedans avec un vinyle qui tourne sur la platine), et on peut tout à fait le lire de deux manières : soit se plonger vraiment dans les articles qui sont ultra pointus, soit voleter d'une image à l'autre et profiter de la qualité des photos de ces guitares qui pour la plupart sont vues ici pour la première fois. On découvre des designs bizarres (comme cette tête à six mécaniques en ligne qui est reproduite sur la couverte) qui feraient de magnifiques répliques Custom Shop, et beaucoup de designs qui annoncent de très près les instruments d'aujourd'hui, en particulier au format parlor. Source de documentation, source d'inspiration pour les luthiers aventureux, ou tout simplement source de plaisir : Inventing The American Guitar est un bon investissement dans tous les cas.
Thursday, February 27, 2014
Le petit machin qui va bien : Pedaltrain Volto
ça faisait longtemps que je voulais vous parler de ce petit objet qui est entré dans ma vie il y a presque six mois. Je m'en suis servi pour l'enregistrement de l'EP, et je n'ai pas eu à sortir d'adaptateur 9V pour utiliser mes pédales depuis. Il s'agit du Pedaltrain Volto. Pedaltrain s'est lancé dans les adaptateurs l'année dernière, ça vous le saviez déjà, mais celui-ci est bien particulier : il est rechargeable ! Et qui plus est rechargeable par une prise USB, ce qui fait que vous pouvez tout à fait le recharger sur un ordinateur ou un allume cigare de bagnole...
La boîte prend à peu près l'espace d'une pédale Boss sur un board, sauf qu'elle est suffisamment fine pour se glisser en dessous, la recharge prend 6 heures et Pedaltrain annonce sur son site que l'autonomie va jusqu'à 36 heures, en fonction de ce que les pédales raccordées consomment. Je n'ai pas mesuré précisément mais en tout cas je n'ai jamais été en rade au mauvais moment et dans les moments où je jouais beaucoup je n'ai jamais eu à le recharger plus que toutes les trois semaines... Tout va bien donc ! Reste le prix, bien plus violent qu'un bon adaptateur ou qu'une grosse réserve de piles, mais le Volto est un vrai outil, et un très bon outil qui plus est.
Une fois chargé, il suffit de l'allumer en appuyant sur un bouton et de brancher ses pédales sur les deux sorties 9V. Si vous avez plus de deux pédales à alimenter, aucun souci : il suffit d'utiliser une guirlande ! Bien sûr, pour un board de 14 pédales je me rabattrais sûrement sur un modèle qui se branche sur le secteur, mais pour un board de cinq ou six pédales, et surtout pour une utilisation comme la mienne (qui consiste à sortir les deux ou trois pédales dont j'ai besoin quand l'occasion se présente), c'est le pied... Plus de piles mortes, plus à se prendre la tête pour 1/ retrouver son adaptateur 2/ trouver une prise à proximité 3/ se rendre compte que ça n'est pas le bon adaptateur et ainsi de suite, et plus de ronflette secteur puisque vous n'êtes pas relié au secteur ! Et le petit bonus, c'est que vous n'aurez plus jamais à demander à l'ingé son de vous faire parvenir une prise sur le devant de la scène, ce qui va forcément faire des câbles qui se baladent et dans lesquels vous ne manquerez pas de vous prendre les pieds au moment du solo pour lequel vous vous avancez dans le public. Vous voyez l'idée ?
La boîte prend à peu près l'espace d'une pédale Boss sur un board, sauf qu'elle est suffisamment fine pour se glisser en dessous, la recharge prend 6 heures et Pedaltrain annonce sur son site que l'autonomie va jusqu'à 36 heures, en fonction de ce que les pédales raccordées consomment. Je n'ai pas mesuré précisément mais en tout cas je n'ai jamais été en rade au mauvais moment et dans les moments où je jouais beaucoup je n'ai jamais eu à le recharger plus que toutes les trois semaines... Tout va bien donc ! Reste le prix, bien plus violent qu'un bon adaptateur ou qu'une grosse réserve de piles, mais le Volto est un vrai outil, et un très bon outil qui plus est.
Tuesday, February 18, 2014
Fantasme 142 - Gibson B-45 six cordes
http://www.chicagomusicexchange.com/vintage/gibson-b-45-six-string-re-neck-circa-1960s/
J'aime les monstres... Cette Gibson est particulièrement excitante en ça qu'elle n'existe pas ! Il s'agit à l'origine d'une B-45, le fameuse modèle 12 cordes qui a fait rêver tous les artistes de folk des années 60, mais la tête a été cassée et à été remplacée par une tête à six cordes ! C'est donc une monstruosité qui n'a jamais existé dans la nature, et qui devrait faire frissonner bien des puristes. ça tombe bien, son prix la met à la portée des musiciens qui n'ont pas les moyens de jouer les puristes et recherchent une Gibson vintage pour une fraction de son prix d'origine. Dommage, elle est déjà partie, mais gardez l’œil ouvert, les monstres sont toujours parmi nous...
J'aime les monstres... Cette Gibson est particulièrement excitante en ça qu'elle n'existe pas ! Il s'agit à l'origine d'une B-45, le fameuse modèle 12 cordes qui a fait rêver tous les artistes de folk des années 60, mais la tête a été cassée et à été remplacée par une tête à six cordes ! C'est donc une monstruosité qui n'a jamais existé dans la nature, et qui devrait faire frissonner bien des puristes. ça tombe bien, son prix la met à la portée des musiciens qui n'ont pas les moyens de jouer les puristes et recherchent une Gibson vintage pour une fraction de son prix d'origine. Dommage, elle est déjà partie, mais gardez l’œil ouvert, les monstres sont toujours parmi nous...
Monday, February 3, 2014
Bouquin - The Strat In The Attic
Desolé de vous avoir délaissés comme ça, mais ce petit blog est en pleine mutation et vous aurez bientôt face à vous des grandes choses ! Je ne vous en dis pas plus mais ça devrait vraiment vous plaire... En attendant il y a bouquin dont je voulais vous parler ! Un bouquin de Deke Dickerson. Dickerson est clairement un grand malade. Un vrai obsédé comme on les aime. C'est à la fois un guitariste, un chineur, un connaisseur et un collectionneur. Il est rare que ces quatre qualités soient combinées à un tel niveau de compétence, et il a en plus l'extrême bon goût de se passionner pour des références autres que les sempiternelles Fender série L ou Gibson Les Paul '59. C'est un passionné de Mosrite, de Bigsby et de tous ces constructeurs californiens oubliés de la grande histoire de notre instrument.C'est évidemment un plaisir à lire, mais ce post est surtout un prétexte pour partager les bonnes histoires !
Les règles de la guitarchéologie sont les suivantes :
- la guitare a été achetée ou trouvée grâce aux connaissances techniques et à la culture guitaristique de l'acquéreur.
- la guitare a été achetée par un biais particulier ou bien très loin de sa côte. Une Les Paul de 1958 achetée 200 000 dollars chez Gruhn n'est pas un exploit de guitarchéologique : c'est simplement acheter un instrument pour ce qu'il vaut par la personne que les vend habituellement.
- il doit y avoir une chouette histoire à raconter
Vous voyez l'idée ? Alors si vous faîtes parties des guitarchéologistes français, je serais ultra curieux de connaître vos faits d'arme : la section commentaire de ce blog est précisément faîte pour ça !
Subscribe to:
Posts (Atom)







