Wednesday, December 7, 2011

Plus c'est cher, mieux ça vend ?


Au cas où personne ne vous aurait prévenu, c'est la crise ! Plus personne n'a d'argent, les banques brûlent et le monde va à sa perte... Pourtant, à en croire les magasins consacrés à notre instrument préféré, les guitares continuent de se vendre comme si de rien n'était, et les meilleures ventes seraient même les guitares les plus chères ! Et on remarque effectivement que la plupart des sites marchands mettent plutôt en avant des beautés vintages ou des instruments fabriqués en petits ateliers façon Collings ou Santa Cruz plutôt que des pelles standard à prix cassé.
Comment expliquer ce paradoxe apparent ? Plusieurs explications possibles :
Tout d'abord, la crise touche moins les classes les plus aisées de la population. Le public le plus touché est celui qui auparavant se serait permis de mettre 700 euros dans un instrument, mais ceux qui étaient déjà prêts à investir le triple, qu'ils soient médecins, avocats ou notaires, sont plutôt susceptibles de pouvoir le faire.
A l'inverse, les musiciens professionnels ne sont pas autant touchés par la crise pour la bonne raison qu'ils ont toujours crevé la dalle. Cette nouvelle donne ne change donc pas grand chose à leur sort et, à partir du moment où ils doivent investir dans un instrument pro, ils mangeront juste des pâtes au ketchup pendant un mois de plus. C'est un outil de travail, et à ce titre un investissement beaucoup plus justifié qu'un loyer mensuel ou un jean neuf.
Enfin, en temps de crise, l'acheteur potentiel aura tendance à se rabattre sur une valeur sûre et un vrai investissement : quitte à s'endetter pour acheter un instrument, autant que ça soit pour une rareté qui sera susceptible de doubler sa valeur dix ans plus tard plutôt qu'un modèle fabriqué à la chaîne qui perd la moitié de sa cote dès qu'on passe la porte du magasin. Sans parler des vertus psychologiques liées aux ateliers haut de gamme comme l'idée d'une petite entreprise familiale qui fait un beau boulot dans un monde de multinationales géantes et sans visages.
Mais après tout, ça n'est peut-être qu'une question de son... Vous en dîtes quoi ?

5 comments:

  1. C'est vrai! Et on constate la même chose avec les pédales. Le prochain tu nous le fait sur la folie du phénomène "boutique"?

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  2. Un post beaucoup trop général qui n'a pas grand intérêt sans exemples concrets. Pourtant ce ne sont pas les exemples de surcote et de snobisme qui manquent dans le monde de la guitare. Comme dit le commentateur précédent, on pourrait évoquer les pédales de gain "boutique" qui proposent des produits banals à des tarifs prohibitifs.

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  3. DIY or Die ! bon cela dit se faire une Strat ça reste faisable mais une bonne acoustique faut mieux être luthier c'est clair.

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  4. Pas con le sujet du DIY et celui des boutique... Je m'y pencherai promis !

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  5. J'aime quand tu fais dans l'analyse sociologique chrono. :)

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