Thursday, October 30, 2014

Obsédé de Elvis Costello

Ma vie est fantastique : j'étais au concert d'Elvis Costello le 20 Octobre à l'Olympia, et c'était absolument grandiose. Le post-punk reconverti dans l'Americana s'est prêté à l'exercice économiquement ultra-viable de la tournée acoustique avec une grâce et une passion peu communes. Revisitant ses tubes comme ses titres plus obscurs, il s'est impliqué à fond dans chaque mot, en plus de nous faire partager des anecdotes racontées avec un talent de conteur certain. Pour ne rien gâcher, j'étais au premier rang... J'ai donc aussi pu me régaler de la collection de pelles qu'il avait déplacée à l'occasion, et autant vous dire qu'il n'a pas pris le prétexte de l'exercice acoustique comme une excuse pour ramener une D-28 et basta. Il y avait sur scène une très belle collection de Gibson vintage, et j'ai bien l'impression qu'aucune d'entre elles ne datait d'après 1965... On commence par un petit tour d'horizon de gauche à droite : une J-50 (la J-45 en finition naturelle), une Super 400 (avec micro rajouté, très probablement un DeArmond), une petite L-00, une J-160 et une autre Super 400, avec pan coupé et mini humbucker cette fois-ci.
Je n'ai pas pu les faire tenir toutes sur la même photo, mais à droite il y avait cette superbe L-00, la deuxième donc mais celle-ci est noire ! Et on peut imaginer qu'il s'agit de la préférée d'Elvis, tout simplement puisqu'il ne l'a pas faîte modifier contrairement à toutes les autres, qui ont au moins reçu un capteur au chevalet et des strap locks. La noire, il la joue assis et face à un micro style Neumann KM184... Et d'ailleurs ça sonne ! A l'opposé du spectre, il y a la J-160, qui est une Southern Jumbo avec un micro simple bobinage (type électrique donc) entre la rosace et le manche. George Harrison et John Lennon avaient chacun la sienne, d'où le statut légendaire du modèle, et Costello l'utilise comme le faisaient les deux Beatles : branchée dans un ampli électrique ! D'où les deux 65 Amps derrière, évidemment des modèles Lil' Elvis parce qu'on a sa dignité quand même... Là où ça devient carrément génial, c'est qu'il a quand même installé un capteur chevalet sur sa Gibson, et du coup il mélange le micro magnétique dans l'ampli électrique avec le micro piezo dans la table.
Et parce qu'on ne se refait pas, les deux Super 400 et la J-160 (ainsi que sa Jazzmaster signature qui passait aussi par là) sont branchées sur le pedalboard d'Elvis, que j'ai pu photographier depuis le public uniquement donc c'est parti pour le jeu de devinettes :

Dans l'ordre : une pédale en acier qui dit "Fender Vibrato" et qui est sans doute le footswitch qu'il utilisait sur un ampli Fender, et qu'il doit utiliser dans cette configuration sur l'un des amplis 65 (ou sur un Fender caché derrière ?), vient ensuite le Ravish Sitar Electro Harmonix, le TunnelWorm Mr Black (un flanger thru zero), le Eventide H9, une Jack Deville Dark Echo, un autre footswitch acier qui dit "Lil' Elvis Tremolo" (je vous explique ou ça va ?), une Mr Black Boost Tiger, puis deux pédales que je n'arrive pas à reconnaître... Une marquée "999" (ou 666 à l'envers), et l'autre est encore plus obscure ! Si vous avez des idées n'hésitez surtout pas... à l'étage inférieur, on peut reconnaître le vert pomme du Line 6 DL4, une pédale noire inconnue, la Voodoo-Vibe de Roger Mayer, la Way Huge Green Rhino et enfin la JHS Colour Box. Conclusion : Elvis est un véritable obsédé ! Non seulement il amène sa superbe collection de pédales pour un simple concert acoustique, mais en plus il a sur pedalboard des pédales sorties très récemment par des marques relativement obscures. Comme quoi il ne faut jamais arrêter de chercher...

1 comment:

  1. Watching the detective watching ;-)

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