Saturday, June 23, 2012

Le délicat sujet des cordes, part 2

Le débat qui revient le plus souvent lorsqu'on parle de cordes est bien sûr leur grosseur, dureté, tirant, bref, la taille des spaghettis ou poteaux téléphoniques que vous allez sentir sous les doigts. Sur le sujet, les mythes et légendes urbaines vont bon train, et pour certains la grosseur des cordes devient un argument de virilité. Croyez-vous vraiment que Jimmy Page se soit posé ce genre de questions avant de monter du 08-38 sur sa Les Paul au Madison Square Garden ? Alors quelle est la vraie influence du tirant ?
Clairement, la taille des cordes joue sur la tenue d'accord. Prenez justement Page, sa corde de Sol trop bas en live est devenue une marque de fabrique. Et le guitar tech de Billy Gibbons, utilisateur régulier de 07-38, se plaignait dans une interview de la galère que ces cordes représentaient pour garder l'accord.
L'influence sur les sensations de jeu est aussi indéniable. Ceux qui ont essayé de bender de plus d'un demi ton avec du 13-52 pour imiter Stevie Ray Vaughan (n'oubliez pas qu'il était accordé un demi ton plus bas donc les sensations étaient encore modifiées) se souviennent forcément des douleurs aux doigts qui s'en sont suivies. à l'inverse, des grands accords avec cordes à vide attaqués un peu fort auront tendance à sonner un peu faux avec un tirant faible, ce qui est désirable ou désagréable en fonction de votre esthétique sonore et du nombre de guitaristes dans le groupe.
Mais le son alors ? La taille fait forcément partie de l'équation, mais il n'y a aucun absolu. Il faut considérer le tirant comme un des éléments de la chaîne, comprenant aussi la taille du médiator (autre sujet de débats passionnés), la puissance des micros et le niveau de l'ampli. Un exemple d'alchimie réussie : Malcolm Young a des grosses cordes et un ampli réglé très fort mais son attaque utilise une large palette de nuances entre très doux et très fort. Les grosses cordes ne s'écrasent pas face aux attaques violentes et bougent donc à peine face aux attaque douces, ce que compense le niveau de l'ampli derrière.
Avez-vous trouvé votre propre vérité dans ce domaine ? Exprimez-vous !

3 comments:

  1. Sans compter le diapason... toutes choses égales par ailleurs (tirant, pick, touche), pas nécessaire de se brancher pour sentir une différence Fender/Gibson.
    Une autre question dans la question : lors d'un changement de tirant, que ceux qui vérifient intonation, action, courbure du manche et pour départager les candidats ex-aequo, hauteur des micros, lèvent la main.

    ReplyDelete
  2. Athanagor Wurlitzer McLovinJune 24, 2012 at 5:58 AM

    Ce sujet me fait penser à ceux qui changent trois ou quatre fois de guitare pendant un set (électriques uniquement, bien sûr). Et qui jouent strictement la même chose, dans le même style, avec quasimment le même sont. Bref... Ils pourraient très bien garder la même gratte ou jouer sur Variax (c'est quand même la classe de pouvoir faire défiler 12 modèles de pelles et 5 accordages différents sur la même reprise de Red House). Dans ce cas d'espèce, pourquoi se prendre la tête avec la marque, le tirant et la couleur des cordes. Par contre, si quand on change de gratte on change de jeu et de son, là ça devient intéressant de s'amuser à suivre les exemples que notre bon Juju nous cite plus haut ! ça devient même franchement rigolo puisque passer d'une pelle montée en 6 30 à une autre en 14 220 nous force à changer de jeu (sous peine effectivement de se tailler des rondelles de doigts). Donc, à mon avis, il faut explorer ! Et pourquoi pas exploiter les différences.
    Et tant que j'y suis, j'en profite pour soulever un point essentiel. J'ai bien conscience que ça n'a pas un grand impact sur le son (quoi que le côté psychologique doit jouer quand même). Evitez les boules de différentes couleur sur les Bigsby ou les Wraparound ! ça fait vraiment moche. (vu à Guitvill...)(et montré du doigt en mode ouh la honte ! Navid !)

    ReplyDelete